Finalité du blog.

Finalité du blog.
Ce blog, c'est un peu tout ce qui nous passe par la tête dans une journée, blague, mots d'esprit(s) (oui, on est à deux, donc deux esprits). Nous nous présentons, Julien et Corentin, pour vous servir. Ici, pas vraiment utile de mettre un quelconque pseudonyme.

Ce blog existe pour votre plus grand plaisir (et le nôtre, aussi, mais ça, on dira que c'est la conséquence du vôtre... passons.)

Les photos sont là pour faire joli et remplir le blog, et les textes seront prédominants sur l'image: vous ne verrez jamais d'image sans texte. Si vous n'aimez pas lire, ou réfléchir, ou rire, ou l'essence de térébenthine, passez votre chemin. Mais bon, comme tout le monde aime l'essence de térébenthine...

BIENVENUE

Corentin

# Posté le lundi 14 janvier 2008 17:13

Modifié le mardi 25 août 2009 18:21

1. Pour commencer

Pour bien commencer la journée, il faut déjeuner avec du jus d'orange, des figues, des pruneaux... Comme ça au moins vous pourrez éviter de serrer la main à certaines personnes, vous pourrez même éviter de leur parler en prétextant une envie pressante. Le mieux, c'est d'emporter son seau avec soi, au bureau par exemple. Comme ça, même plus besoin de se déplacer... Mais bon. Ca fait mal à l'égo. Et aux sinus.

La question du jour: pourquoi je parle de ça sur un blog dont le nom comprend le mot "spirituel"?
Je trouverai bien la réponse un jour... En attendant, je préfère dire qu'on saura jamais

Corentin

# Posté le mercredi 16 janvier 2008 16:56

Modifié le jeudi 17 janvier 2008 19:02

2. Ensuite

2. Ensuite
Divine subtilité entre rébellion et conformité, où es-tu? Où es-tu, chère limite entre les bien-pensants et les marginaux? La marginalité, de nos jours, c'est trouver le juste milieu entre savoir et savoir, de toutes façons, le penser par soi c'est fini, si ça avait commencé... Je ne sais pas si l'humanité a régressé. Ca sous-entendrait qu'elle a progressé, et ça j'ai du mal à le concevoir... Je pense qu'elle a toujours été comme ça, mais qu'aujourd'hui, certaines personnes en prennent conscience. Même presque tous, je n'aurai pas l'orgueil de prétendre au titre d' "exception". Mais putain, qu'est-ce que c'est con, un rebelle... "j'ai des idées différentes, je suis de gauche"... Comme à peu près les trois quarts de la population de ton âge, mon gars. "j'ai des idées politiques, je vote sarko!" erreur, tu ne votes pas, mon garçon. Tu n'as que seize ans. "On s'y intéresse" Ouais, depuis quand? Depuis le FAMEUX débat télévisé post-premier tour? Waow. Tu fais partie de la vingtaine de millions de téléspectateurs qui s'intéressent à la politique à cause des personnages. Un bon, un méchant. Pas des idées politiques, du manichéisme à outrance. C'est le premier pas vers l'extrémisme (sous entendu: vers la connerie)
- Oh il est bon orateur!
- T'as fait sciences po? Non? comment tu peux évaluer ce genre de choses?

Putain la jeunesse (dont je fais partie) qui veut montrer une forme de CULTURE politique à travers UNE émission "politique" qu'elle a vue à la TELEVISION
CULTURE
TELEVISION

Y a rien qui cloche, là?
"Tu peux pas t'y intéresser, t'as un an de moins
-ça change tout, tu vas pouvoir y voter, aux présidentielles, toi? Oh! Suis-je bête, tu n'as que dix-sept ans!"

C'était le venin du jour, injecté quasiment un an après la plaie ouverte faite à mon estime pour les gens de "mon âge". Contemplez votre connerie, maintenant. Vous n'avez pas eu votre mot à dire. Vous vous êtes soi disant "intéressés" à quelque chose qui ne vous concerne pas. Connerie, curiosité, chacun a son mot. Vous ne m'enlèverez pas de l'idée que les gens qui parlaient de ce fameux débat le faisaient pour paraître intelligents et cultivés. Ceci dit, ceux qui y pensaient, sans ouvrir leur gueule, je les respecte, et Dieu seul sait à quel point ils sont peu nombreux.

Question du jour: pourquoi le fait d'avoir l'impression de perdre son temps est-elle insupportable à ce point?

On (en) saura (peut-être) jamais (rien)...

Corentin

# Posté le jeudi 17 janvier 2008 18:55

Modifié le mardi 29 janvier 2008 16:50

Le chacun pour soi, l'attitude selfish des gens (cf J.C. Van D.)

Le chacun pour soi, l'attitude selfish des gens (cf J.C. Van D.)
Ici, je voudrais attirer votre attention sur un phénomène bien particulier propre à chacun et commun à tous, l'égoïsme. Cette attitude, bien que modérée chez certaines personnes, est présente en chacun de nous. Si je suis content, ça va. On cherche sa propre satisfaction, on se laisse aller dans l'égocentrisme et la prétention au passage. Et allez, que je te refoute une dose de foutage de gueule... Et voilà un coup de connerie, t'en avais pas assez, avoue le!
Aujourd'hui même, j'ai vu une vieille personne agée -restons corrects- entrer dans le bus. je me retourne, des jeunes assis plein cul dans leur siège confortable, bah j'ai été obligé de me déranger pour cette pouffiasse ces jeunes cons -j'ai bien dit que l'égoïsme touchait TOUT LE MONDE, non?-... C'est inadmissible d'entrer dans le XXIe siècle avec de tels débris -intellectuellement parlant, bien sûr-, et on veut sensibiliser les jeunes à l'aspect dangereux du feu, et justement, le gars qui est sensé faire la morale t'ouvre sa portière de bagnole à la gueule quand tu conduis à l'auto école... A côté de ça, t'as des jeunes qui te ferment la porte à la gueule, qui te disent même plus bonjour, qui t'insultent à tire-larigot... et on leur dit "tu sais c'est pas bien, dans le temps on t'aurait frappé avec une règle en fer... J'en parlerai à ta maman" Maman qui s'empresse de rétorquer à la maitresse que son éducation n'a pas à "être critiquée par une jeune arriviste"... Parce que la politesse est aussi et surtout basée sur l'altruisme, le respect d'autrui -j'insiste, je n'énumère pas, le pléonasme est volontaire-.

La liberté de notre être s'arrête à celle d'autrui

Ceci dit, après, on nous dit "tu sais, tu n'aurais pas dû brûler ton professeur..." Non mais oh, on est encore en démocratie, non?

Question du jour: Comment peut-on ne pas s'offusquer devant un cours de philo où l'on se pose la question "Y a-t-il un art de bien penser?" et où l'on critique l'opinion de quelqu'un, tout en disant qu'une pensée guidée est dangereuse?...

A méditer, à vos claviers, à la revoyure.

Corentin

# Posté le mardi 29 janvier 2008 16:35

Modifié le jeudi 03 avril 2008 13:40

Enfin le début de mon roman... J'aurai attendu pour le publier...

Enfin le début de mon roman... J'aurai attendu pour le publier...
Le soir tombait, lorsqu'Eric, essayant de fermer l'oeil, vit à terre une vieille photo de classe. La maternelle. Il se souvenait de ce temps-là. Bien que cette époque fût lointaine, elle restait douloureuse, comme si elle avait marqué son âme au fer blanc. Il n'avait pas d'ami, à cette époque-là. Il était comme tous les autres enfants, pensaient les instituteurs. Il était juste un peu différent. Un peu spécial. Au lieu de courir après un ballon, il écoutait les "grandes personnes" parler entre elles. Il enrichissait son vocabulaire, mais le manque de jeux, de contacts avec les autres enfants se ressentait encore dans sa carure et dans ses quelques difficultés à s'exprimer.

Il se rappelait d'une certaine Lola. Il se rappelait encore de son prénom, mais impossible de se rappeler pourquoi. Il croyait qu'il en était tombé amoureux, ou quelque chose comme ça. Peut-être même que cette Lola n'avait jamais existé, peut-être qu'elle n'était que le fruit de son imagination. Cependant, il n'en avait sûrement pas parlé à sa mère, puisque dix ans après, quand il lui posait des questions sur cette fille, elle lui répondait par l'interrogative. Il ne saurait peut-être jamais ce qui liait cette fille à sa mémoire.

Car lui ne pouvait pas être lié à qui que ce soit. Il se répugnait, et se voyait comme inférieur, ou égal dans le meilleur des cas, à tout ce qui l'entourait. Ce qui cultivait chez lui une haine profonde envers ses semblables, ainsi qu'un certain altruisme. Maintenant qu'il y pensait, il se disait que l'enfance d'un homme détermine son être profond. S'il avait changé, c'était pour s'adapter. S'il était timide auparavant, il avait cultivé une espèce de sociabilité artificielle qui le répugnait au plus haut point, puisque pour être sociable, il lui fallait faire quelques sacrifices, tels que le respect envers certaines personnes, y compris lui-même. Il devait se surévaluer contre son gré, et ce quotidiennement. En son for intérieur, il pensait être un déchet. Mais il voulait montrer un homme, un vrai, avec un véritable amour propre. Pour sauver les apparences. Il se trouvait laid, hideux, sa seule vue dans un miroir le troublait au point de haïr son reflet, en oubliant qu'au final ce n'était que lui. Mais il se persuadait du contraire. Il était beau. Il avait du charme. Il avait de l'humour... de l'humour... Il s'aimait.
Il avait envie de vomir.

Il tomba sur un poème qu'il avait écrit. Il y eut un temps où c'était la mode, chez les adolescents. Révéler son talent littéraire. Il avait puisé dans le lyrique à la limite du morbide. Ca plaisait aux filles. La belle affaire. Ca n'a jamais rien changé. Il restait désespérément seul. Il ne détestait pas ces moments de solitude. Il avait le temps. Il vivait à son rythme, tout en s'accordant des moments de détente. Il essayait de développer la fibre artistique. Il s'avéra que ses créations lui semblaient bien fades, et qu'il préférait de loin ne rien faire, et penser. Seul. Lui et lui seul, face à son égo qui lui semblait magré tout surdimensionné. Où qu'il fût, il avait toujours l'impression de gêner. Il dérangeait, mais il n'avait jamais l'impression de pouvoir compenser la gêne occasionnée. Il s'excusait mille fois, il s'applatissait, se courbait pour chaque erreur commise. Un vestige de perfectionnisme acharné, qu'il avait inconsciemment conservé depuis l'époque de la photo qui reposait sur son lit.

Il retrouva aussi une toile, sur un mur. Il ne l'avait pas perdue, seulement oubliée, abandonnée là, exposée à la fureur des ans. Une marine qu'il avait peinte. Il était fier de cette dernière. Même si la qualité des traits était médiocre, il se plaisait à la regarder. Une chose qu'il avait créée de ses mains. Un talent, aussi médiocre fût-il, qui était visible tout le temps, à la portée de tous, d'un seul regard. Cette toile représentait une époque où il était inspiré. Il avait des rêves. Il n'avait plus le temps. Ou il disait ne plus l'avoir. Une excuse de plus pour être inactif, sûrement. Quand il voulait se consacrer à une tâche, une autre venait effacer celle-ci de son esprit.

[suite un autre jour, ou plus tard]

Question du jour: pourquoi vouloir en faire toujours plus alors qu'on en fait jamais rien?

Corentin

# Posté le dimanche 10 février 2008 08:33

Modifié le mardi 19 février 2008 11:08